Au mois de juin, nous avons porté activement votre voix lors de rencontres professionnelles consacrées aux grands enjeux de notre secteur. Voici l'essentiel !

La fin de l’année scolaire coïncide avec une intensification des actions de la Fédération Fédération Française de l'Enseignement Artistique (FFEA) en faveur de l'éducation et de l’enseignement artistiques.
Parallèlement au déploiement de projets tels que la Plateforme de recensement des Établissements d'Enseignement Musical et Artistique (EEA) et le Défi Projet Parrainé, la FFEA réaffirme sa mission de représentation institutionnelle.
L'action fédérale se déploie aux échelles nationale et européenne pour porter la voix des adhérents et structurer les dynamiques de notre secteur face aux grands enjeux contemporains.

Le mois de juin a consolidé l'ancrage international de la Fédération lors de la 51ᵉ Assemblée générale et du Forum de l’European Music School Union (EMU).
La délégation de la FFEA était composée de :
David Lalloz, Président ;
Philippe Dalarun, Vice-président chargé de l’Enseignement supérieur, de la Régionalisation et des Relations institutionnelles ;
Alain Baldocchi, Secrétaire général.
Les contributions de la Fédération ont nourri les réflexions européennes autour de trois axes de médiation et de développement :
L’éducation musicale de la petite enfance, fondement de l’éveil culturel et de la transmission ;
La représentation étudiante, vecteur d'engagement et de renouvellement démocratique au sein des établissements ;
La démocratie dans l’éducation artistique, condition essentielle à la pérennité du lien social et à l'accessibilité des territoires.
L'événement s'est clôturé par la conférence « Leading Voices ». Les interventions ont mis en perspective ces enjeux de démocratie et de représentation, tout en valorisant le projet SCHEME porté par l'EMU.

En juin également, la FFEA siégeait au comité de suivi du Schéma National d'Orientation Pédagogique (SNOP), instance stratégique organisée par le Ministère de la Culture.
La représentation de la Fédération était assurée par :
Jérôme Chrétien, Vice-président chargé de l’Évolution et de l’Environnement de l’Enseignement artistique et des Relations institutionnelles ;
Agnès Dalarun, Secrétaire générale adjointe chargée de la Petite Enfance, du Milieu scolaire et du Chant choral ;
Catherine Choné-Ducasse, Trésorière générale adjointe chargée de la Formation musicale et des Relations avec le monde professionnel.
Cette présence a permis d'harmoniser les cursus et de défendre les réalités matérielles et pédagogiques des structures locales auprès des tutelles ministérielles.

Notre participation au troisième comité de suivi du Schéma National d'Orientation Pédagogique (SNOP) a permis de porter des revendications précises face aux transformations et aux fragilités de l'enseignement artistique spécialisé.
Quatre axes majeurs structurent nos positions et défendues lors de cette instance ministérielle :
La FFEA souligne une crise des vocations dans les métiers de l'enseignement artistique, notamment pour les musiciens intervenants formés dans les CFMI (Centres de Formation de Musiciens Intervenants).
Nous avons proposé d'encourager les établissements à orienter davantage leurs élèves vers les CFMI en raison de la forte employabilité de ces filières.
Il est essentiel que les établissements puissent s'appuyer sur le SNOP pour obtenir une reconnaissance territoriale et garantir une cohérence pédagogique.
Nous insistons sur la nécessité d'inciter les collectivités à classer leurs établissements, afin de leur permettre de bénéficier pleinement des orientations du SNOP.
Nous rappellons que plus de la moitié des établissements classés ne sont ni CRR, ni CRD. Nous avons demandé la création d'une troisième catégorie statutaire pour les directeurs d'établissements, afin de mieux reconnaître leurs charges de travail et de cadrer les missions des CRC et CRI.
Avec l'émergence de nouveaux métiers (référents VHSS, référents handicap, etc.), nous soulignons également la nécessité d'étendre le Rifseep (régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel) aux enseignants, comme c'est déjà le cas pour les grades administratifs et les DEA de première et deuxième catégorie, et d'indemniser les missions supplémentaires pour éviter une surcharge de travail non reconnue.
La FFEA alerte sur la baisse du nombre de titulaires dans les établissements, remplacés par une augmentation des contractuels. Deux causes principales sont identifiées :
Il est proposé d'encourager les collectivités à renseigner les centres de gestion sur l'ouverture des postes, même si cela n'impose pas une obligation d'embauche, afin d'augmenter le nombre de candidats et de donner plus de chances aux enseignants de trouver un poste.
Ces actions de représentation dépassent le simple cadre institutionnel. Elles s'inscrivent directement dans notre charte fondatrice : fédérer les forces vives de l'enseignement et de la création artistique afin d'en promouvoir l'action, d'harmoniser les cursus et de créer des échanges enrichissants entre les établissements. Notre rôle est de défendre l'enseignement et la pratique artistique avec force auprès des institutions et tutelles régionales, nationales et internationales.
Ensemble, nous renforçons le sentiment d'appartenance à un réseau solidaire et structuré, garantissant la reconnaissance de chaque établissement comme un lieu de vie indispensable à la cohésion de nos territoires.
Pour aller plus loin et découvrir les points de vue et contributions de nos autres collègues et acteurs du réseau, vous pouvez consulter et télécharger l'intégralité du compte-rendu officiel du Ministère de la Culture.
Téléchargez le compte-rendu